Bonne et lumineuse année 2020 !

Une année se termine. Une nouvelle année commence…

Je ne sais pas toi, mais pour moi 2019 a été riche en rebondissements, en difficultés, en adversité et en apprentissages. La fin d’année a été particulièrement rude. Mais j’en ai également fait une opportunité pour remettre de l’ordre dans ma vie. (Et plus seulement dans mes placards.)

J’ai laborieusement assemblé un bon paquet de rouages et j’espère que la machine encore un peu bancale que je me suis fabriqué pourra fonctionner. Je me lance, avec un grand plongeon dans le vide ! 2020, pour moi c’est l’année du grand envol.

Et toi ?
Quel est ton bilan pour 2019 ? Comment s’annonce 2020 ?

Dans tous les cas, je te souhaite une belle et lumineuse année 2020.

Et, bien sûr, toujours, une vie douce et légère, mais aussi colorée et pétillante !

. Et n’

Et n’oublie pas de participer au grand concours pour une vie douce et légère ! Histoire de bien démarrer 2020 🙂

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Grand concours pour une vie douce et légère

Aujourd’hui, je te laisse la parole… avec un concours !

Tu réponds aux quelques questions de ce sondage en me laissant soigneusement ton adresse mail. Et tu pourras gagner un accompagnement individuel (à distance ou directement chez toi) !

Et si tu perds, tu gagnes quand même, puisque tu pourras recevoir par mail des conseils pour résoudre les problèmes que tu auras reportés dans le questionnaire !

Ici, pas de tirage au sort sous contrôle d’huissier, mais une sélection totalement subjective après examen de tes réponses.

A gagner : un accompagnement à domicile et deux accompagnements à distance.

Alors n’attends plus : le sondage est ici !

concours - comme une plume - vie douce et légère - désencombrement

N’oublie pas : « 100% des gagnants ont participé ! » Alors, prêt.e à transformer ta vie ?

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La magie du rangement – La vie commence après avoir fait le tri (Marie Kondo)

Tu es à la recherche d’une méthode de rangement simple et claire qui te permette une vie plus légère, entouré d’objets qui te procurent de la joie ? Alors, la méthode KonMari est faite pour toi !

C’est une petite merveille ! Motivation garantie.

La Magie du Rangement - La vie commence après avoir fait du tri - Marie Kondo - couverture du livre / best seller - Une vie douce et legere - Comme une plume

Le best-seller de Marie Kondo t’explique en détail la méthode KonMari développée par cette jeune japonaise qui a créé un empire autour de sa passion et de son obsession pour le rangement.

C’est un ouvrage pratique qui comporte de nombreux passages autobiographiques. Il est axé sur les expérimentations réalisées par l’auteur dans le but de maintenir son environnement rangé, de sa petite enfance jusqu’au moment de l’élaboration de la méthode KonMari.

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L’écriture est simple, fluide, très accessible et, je trouve, plutôt poétique. La méthode est frappante de bon sens, simple sans être simpliste… et révolutionnaire !

Elle explique également pourquoi, selon elle, les méthodes courantes mènent nécessairement à l’échec. Ne pas commencer doucement, ne pas jeter une chose par jour, ne surtout pas tenter d’organiser son bazar, ne pas trier par pièces, ne pas ranger selon sa personnalité, etc.

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Ce que j’ai particulièrement aimé

•             Il s’agit de s’attaquer une bonne fois pour toutes à un grand tri, jusqu’au déclic.

•             On traite une catégorie d’objets à la fois en effectuant un tri draconien dans un ordre de difficulté croissant : les vêtements, les livres, la paperasse, les objets divers (komono en japonais), les objets à valeur sentimentale.

•             Toutes les méthodes de tri recommandent de se poser des questions en passant en revue chaque objet (est-il utile, quand m’en suis-je servi pour la dernière fois…), Marie Kondo aborde cette problématique de manière révolutionnaire avec la question suivante : cet objet me met-il en joie ?

Imagine ne vivre entouré.e que d’objets qui te rendent heureux.se… C’est le but de la méthode KonMari : ne conserver que les objets qui te font pétiller !

•             On part du principe que chaque objet qui nous quitte nous a appris quelque chose et qu’il mérite qu’on l’en remercie avant de s’en séparer.

•             Toute pile d’objets est vouée à l’hibernation, il convient donc d’opter systématiquement pour le rangement vertical, y compris pour les vêtements.

•             Le pliage vertical est une véritable révolution en matière de rangement des vêtements, il prend un peu de temps, mais à l’avantage de pouvoir dispenser de repassage et de permettre de vérifier l’état de vos vêtements (taches, accrocs, usure, etc.), sans parler du gain de place et de la facilité à retrouver ce que l’on cherche.

•             Marie Kondo préconise de tenir compte de ce que “veulent” les objets. Pas facile, mais l’idée est plaisante.

•             Une fois le tri terminé, on définit une place pour chaque chose et on range les objets par catégories.

•             Pour conserver un espace bien organisé : ranger ses affaires dès qu’on a fini de s’en servir, tout en les remerciant pour les services rendus. Sans oublier de saluer sa maison.

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Ce que j’ai moins apprécié

•             Contrairement à Marie Kondo, je reste persuadée que l’on n’a jamais fini de trier. Par contre, après application rigoureuse de la méthode KonMari, cela devient aussi instinctif que de se brosser les dents !

•             Marie Kondo parle beaucoup de “jeter”… Il n’est pourtant pas difficile de trier ses déchets par catégories : les choses à jeter valorisables (tri sélectif), les choses à donner (œuvres caritatives), voire à vendre, et enfin seulement les déchets non valorisables.

•             La méthode oublie de rappeler que nous avons tous chez nous des objets qui ne nous appartiennent pas, qu’il faudra rendre au lieu de les donner / jeter.

•             Marie Kondo conseille de jeter la totalité de notre paperasse… L’idée est très séduisante, mais il existe des délais légaux de conservation pour nombre de documents. Pour la France, voir ici.

•             Je ne suis pas totalement convaincue de l’intérêt de conserver la totalité des vêtements hors saison dans sa penderie.

Pour conclure

J’adore cette méthode joyeuse et ludique, assaisonnée d’un soupçon d’animisme. Elle permet de mieux comprendre notre rapport aux objets qui nous entourent et de remettre nos possessions à leur juste place.

Je te recommande vivement de lire (ou de relire) La Magie du Rangement, ne serait-ce que pour son effet hautement motivant !

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Et toi ?
Tu l’as lu ? Tu en as pensé quoi ?
As-tu pu l’utiliser pour alléger ton espace ?
Raconte-nous !

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La page blanche (Boulet – Pénélope Bagieu)

Un de mes chouchous ! Cette BD est un petit bijou.

La page blanche - Boulet - Penelope Bagieu - couverture - Une vie douce et legere - Comme une plume

La page blanche
Boulet (scénario) et Pénélope Bagieu (dessin et couleur), Editions Delcourt

Je vais tout de suite lever l’ambiguïté, il ne s’agit pas d’un ouvrage sur le rangement mais bien d’une BD dont le thème n’est pas le désencombrement.

L’histoire

Une jeune femme se “réveille” sur un banc sans la moindre idée de qui elle est. Son amnésie la mène dans une quête émouvante à la recherche de ses souvenirs et de son identité.

Les dessins minimalistes de Pénélope Bagieu rendent un fier service à l’histoire par leur côté épuré. Pour le scénario, on reconnaît la patte de Boulet, scénarii catastrophes, imagination débordante, histoire touchante. Le duo fonctionne à merveille et cette BD compte parmi mes préférées.

Mais que fait cet ouvrage sur un site qui parle de désencombrement ?

Attention spoiler !

Il est délicieux de voir Héloïse Pinson dans son appartement, vidant ses placards, déballant toutes ses possessions (façon KonMari) à la recherche d’indices lui permettant de découvrir qui elle est.
Par effet miroir, on peut se demander ensuite ce que nous pourrions déduire de notre chez-nous et de nos objets… Sont-ils un reflet fidèle de notre identité, de notre personnalité, de qui nous sommes et de ce que nous voulons être aujourd’hui ?

Le final est pour moi la scène la plus jouissive : un immense désencombrement pour repartir de zéro.
N’as-tu jamais rêvé de te créer un espace vierge pour mieux te réinventer ?

En conclusion

Cet ouvrage est un de mes chouchous et il résiste encore et toujours à mes tris successifs.
Il faut dire que c’est un très beau livre (avec de belles illustrations, un toucher agréable, de belles finitions) et que, en matière de désencombrement, il est hautement inspirant.

L’étincelle de joie est bien là ! 💕

Si tu veux en savoir un peu plus sur les auteurs, Delcourt leur a consacré cette page :  http://www.editions-delcourt.fr/special/lapageblanche/

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Et toi ?
Tu l’as lu ? Qu’en as-tu pensé ?
Tu as envie de le lire ?
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Ma première brocante en Ile-de-France

Avertissement : La rédaction de cet article a démarré peu après la brocante, en mai 2017… en attendant sagement que je veuille bien terminer. Nous sommes donc en mai 2017, et pas en décembre 2019 !

J’en ai déjà parlé, j’ai un problème. J’avais besoin d’une solution pour offrir un nouveau foyer à mes ex-objets bien aimés (et pour me faire un peu d’argent de poche). Alors, je me suis inscrite à la brocante de ma petite ville.

Mais pas sans m’être posé auparavant quelques questions existentielles.

Combien de mètres pour mon stand ? M’inscrire à la brocante plutôt confidentielle qui aura lieu dans 10 jours ou à celle plus importante dans 2 mois ? Est-ce qu’il va pleuvoir ? Est-ce qu’il va y avoir du monde ? L’inscription est chère, vais-je réussir à la rentabiliser ? Et si je ne vendais rien ? Et si les gens marchandaient trop ? Et les gens regardaient mes affaires avec dédain ? Et s’ils manipulaient tout, bousculaient tout, mettaient le bazar, sans rien acheter ?

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Préparatifs pour la brocante

L’avant brocante n’a pas été de tout repos. Tu trouveras peut-être que c’était un poil excessif.

  • Une après-midi consacrée à rassembler et préparer des vêtements (ceux de mon fils et les miens, car ils ne partent pas sur le bon coin) et des affaires de couture inutilisées.
  • Vingt minutes de train à faire mentalement le tour de la maison et une liste du reste des affaires à vendre. (Jusqu’ici tout va bien.)
  • Une matinée à les rassembler et à les préparer pour la vente.
  • Un peu de tri des affaires de bricolage inutilisées de mon compagnon, avec son aide et son accord (ça fait bien deux ans que j’en rêve !!).
  • Une promenade à l’autre bout de la ville pour repérer les lieux et m’inscrire.
  • Une énorme demi-journée pour réorganiser les vêtements dont ma belle-fille m’a confié la vente et pour leur attribuer un prix.
  • Une immense soirée de repassage (toujours en grande majorité les vêtements de ma belle-fille).
  • De nombreux cauchemars prenant la brocante pour thème.
  • A nouveau quelques heures de préparatifs divers et variés.
  • Une virée de dernière minute en magasin de bricolage pour trouver un portant.
  • Une razzia dans la cave de ma voisine qui m’a proposé de me prêter des bacs de rangement tout neufs.

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Tu l’auras compris, j’ai eu besoin de me sentir préparée. Je n’ai pas voulu devoir réfléchir le jour J au prix des choses. J’ai donc aussi choisi de préparer des petites étiquettes pour tous les objets et vêtements. Un petit mois de préparatifs c’était pile ce qu’il me fallait.

J’avais été franchement choquée par le prix des stands, qui ne peuvent être réservés que par multiples de 2 mètres (à 24€ les 2 mètres !) Et j’avais très peur que mon investissement ne soit pas rentabilisé.

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Au fur et à mesure que le jour J approchait, les prévisions météo se dégradaient. La veille au soir, nous avons tout de même chargé à bloc notre Picasso (laissant tout juste 3 petites places : une pour le conducteur, une pour le siège bébé pour mon fils et une pour moi).

Il a alors fallu voir la réalité en face. Il ne manquait pas grand-chose pour que tout rentre. Mais, malgré une grande optimisation de l’espace, il faudrait faire un second tour le lendemain.

brocante - désencombrement - comme une plume - vie douce et légère
Evolution de mon mur – juste avant la brocante

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Installation du stand

J’avais déjà fait une brocante avec mes parents, en Alsace, quand j’avais 12 ans, alors je pensais savoir à quoi m’attendre.

Les véhicules n’étaient même pas déchargés que des nuées de semi-professionnels partaient déjà à l’assaut des stands. Impossible de me concentrer sur quoi que ce soit. J’aurais voulu décharger dans le calme, préparer tranquillement mon stand. Au lieu de ça : « C’est combien ça, Madame ? » me demande un homme qui me tend la veste que je viens de poser. Ma veste… D’autres attrapent mes sacs et mes cartons pour voir leur contenu. Y compris mon sac à dos. D’autres m’interpellent : « Vous vendez des téléphones portables ? » « Des tablettes ? » « Du cuivre ? »

Gloups.

Je me suis adapté au bazar ambiant, non sans frustration. J’ai mis en « sécurité » mes affaires personnelles au fond des piles de cartons que j’ai péniblement réussi à vider. J’ai gardé un œil sur le brassage perpétuel et désordonné qui avait lieu autour de moi et j’ai répété encore et encore : « Non, non, pas d’électronique. »

Quelques particuliers matinaux faisaient aussi le tour des stands au moment de l’installation, avec des demandes spécifiques. « Vous vendez des fèves ? » « Je cherche des billes pour mes enfants. »

Environ une heure plus tard, le gros de la vague était passé. Je me suis sentie soulagée. J’ai pu finir de peaufiner mon stand. Je ne m’attendais pas du tout à cela !

Au final, ça m’a pas mal chamboulée dans mon organisation. Au point que je me suis rendue compte le lendemain que j’avais oublié de vider un de mes sacs de choses à vendre.

Mais, une fois installée, j’ai pu passer le reste de ma journée à jouer à la marchande.

brocante - désencombrement - comme une plume - vie douce et légère
Et hop, mon stand est enfin prêt. La brocante peut commencer !

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Déroulement de la journée

J’avais peur d’être fatiguée, de ne pas tenir une journée entière, de ne pas arriver à organiser de petites pauses. Au final, j’étais portée par une énergie un peu électrique qui m’a permis de tenir toute la journée, relativement calme et très efficace. Par contre, cette intensité a eu un prix. Je me suis écroulée les jours suivants. Je n’ai pas ressenti le besoin de faire de pause (pas même de pause pipi !) entre 6h et 19h. J’ai à peine pu manger le matin comme le midi.

La météo avait été un sujet de préoccupation les jours précédents la brocante. Je m’étais donc préparée à une potentielle averse. Le jour J, il a fait très beau le matin. Mais je tablais le gros de mes ventes sur la tranche horaire 14-16h avec les familles du quartier en promenade du dimanche.

Un peu avant 14h, le ciel est devenu menaçant. J’ai pu bâcher mon stand juste avant l’averse.

brocante - pluie - désencombrement - comme une plume - vie douce et légère
Et hop ! La pluie peut tomber, mon stand est bâché !

J’ai d’ailleurs été très étonnée de constater que les bâches n’arrêtaient pas les acheteurs potentiels, qui les soulevaient tranquillement pour regarder dessous, sans se soucier des dégâts que l’eau pouvait faire sur tout ce qui se trouvait en dessous.

Le ciel est resté gris avec un peu de soleil à nouveau vers 16h. Il y a eu très peu de passage l’après-midi.

Puis, à 18h, au moment où je commençais à remballer, il y a eu de violentes rafales de vent qui ont emporté une partie de mon stand et des stands environnants. J’ai vu des cartons (dont les miens) défiler dans la rue où nous avions nos stands. Mon portant était déjà tombé sur les babioles en verre du stand voisin (heureusement sans casse) suite à un petit coup de vent dans la journée.

Au moment de remballer, une énorme bourrasque a carrément renversé le portant sur le sol, permettant aux vêtements de nettoyer le bitume… Avec l’humidité et la précipitation dans le remballage, l’une des robes a déteint sur une dizaine de vêtements, que je n’ai pas réussi à récupérer par la suite.

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Bilan de cette journée de brocante

J’avais réservé 2 mètres linéaires et c’était vraiment très peu vue la quantité de choses que je voulais vendre. Mais 4 mètres, ça aurait été beaucoup beaucoup trop !

Nous avons eu la chance d’avoir des voisins sympas et peu encombrants, qui avaient une toute petite table et faisaient de la vente de gâteaux. Ils ont d’ailleurs bien nourri mon fils, qui était absolument ravi de manger autant de gâteaux en une seule journée !

Mon stand débordait d’environ 50 cm sur le stand voisin et j’ai aussi pu profiter du fait que le stand voisin vendait pas mal de meubles pour m’étaler vers l’avant avec mes caisses de vêtements.

Les vêtements de bonne qualité sur les portants ont été pas mal regardés, mais rien n’a été acheté.

Les vêtements de moins bonne qualité dans les bacs à 2 euros, 1 euro et 50 centimes ont été brassés des centaines de fois. J’ai vu la même petite robe à fleurs attirer une trentaine de personnes, sans jamais que personne ne parte avec. Ces vêtements là sont ceux qui sont partis le plus.

Les vêtements pour bébé (j’avais gardé les plus mignons pour la brocante) ont assez peu attiré le regard et malgré l’examen minutieux de plusieurs intéressés, ils n’ont pas trouvé de nouveau foyer.

J’ai vendu des étagères en plastique et des rideaux occultants à prix cassés. Mais le reste des babioles et objets utiles n’a pas trouvé preneur. J’avais pourtant pris soin de fixer des prix très intéressants !

J’avais aussi passé plusieurs jours à extraire les pièces de nos portemonnaies après chaque course et à rassembler toutes celles qui trainaient dans la maison, ainsi que quelques billets. Je voulais être en capacité de rendre la monnaie quand on me payait avec des billets. Ca n’a pas été du luxe !

Au final (et après avoir soustrait toute la monnaie avancée), nous avons gagné environ 70 euros. Ca peut sembler beaucoup… Sauf qu’un peu plus de 50 euros venaient des ventes de vêtements, chaussures et sacs de ma belle-fille. Une fois les 24 euros de stand déduits, il ne restait justement qu’une cinquantaine d’euros… sans compter l’achat du portant.

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Grosse déception

Financièrement, sans les vêtements de ma belle-fille, je ne serais pas du tout rentrée dans mes frais. Mais comme les bénéfices de ses ventes étaient pour elle (50 euros), une fois déduits le portant (7 euros) et le métrage (24 euros), tu constateras qu’il ne reste plus rien des 70 euros gagnés !

Du point de vue du temps investi, tu l’as constaté, la préparation en amont était assez intensive. Mais j’étais enthousiaste à l’idée de bien me préparer pour bien vendre. Par contre, le travail en aval a été conséquent lui aussi et extrêmement frustrant. Il a fallu faire cinq ou six lessives pour laver les vêtements tombés au sol pendant la mini tempête, tant il y avait de volume. Essayer tant bien que mal de sortir les tâches de teinture. Trouver des endroits où sécher tout ce linge.

brocante - désencombrement - lessive - orage - comme une plume - vie douce et légère
Des lessives encore et encore, pendant plusieurs jours. Merci l’orage !

Humainement, j’étais invisible pour la grande majorité des gens. Ou hyper sollicitée par ceux qui voulaient à tout prix marchander des prix déjà très cassés. (Ca me rappelle un peu Le Bon Coin, d’ailleurs.)

Bref, j’ai été très déçue par cette brocante. Et je ne vois pas trop ce que je pourrais faire différemment pour que cela se passe mieux si c’était à refaire intégralement. (D’ailleurs, si tu as des idées, je suis preneuse !!)

C’était ma première brocante en Ile-de-France, ce sera très vraisemblablement aussi ma dernière !

Par contre, je suis contente d’avoir fait cette expérience. Il est toujours très intéressant de sortir de sa zone de confort !

Aujourd’hui, lorsque je passe sur les brocantes autour de chez moi, je vois un grand nombre de gens qui doivent faire des chiffres assez similaires au mien. Je trouve cela très peu payé pour une énorme journée de travail.

Cela dit, il doit y avoir plein de gens pour qui les brocantes se passent bien. Sans tempête et avec des prix bien plus abordables pour le mètre linéaire !

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Et toi ?
As-tu déjà participé à une brocante ? Comment t’es-tu préparé.e ? Comment cela s’est-il passé ? Quel bilan en as-tu tiré ?
Si tu es un.e pro de la brocante, tu sais peut-être ce que j’aurais pu faire pour que cette journée se passe mieux ?
Raconte-nous !

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Bazar émotionnel

Si les objets étaient simplement des objets, ce serait simple de trier. Mais beaucoup de nos affaires ont une histoire plus ou moins longue. Certains sont fortement associés aux personnes qui nous les ont transmises. Et cela complique beaucoup les choses.

Alors, aujourd’hui, je vais te raconter un peu ma vie, parce que nos affaires génèrent parfois un gros chaos émotionnel.

D’abord, quelques éléments de contexte.

Je n’ai pas connu mes grands-parents paternels. Mais j’ai eu une Mamy que j’aimais énormément. C’était la cousine et marraine de mon père, elle avait 20 ans de plus que lui et n’avais jamais eu d’enfants. A ma naissance, elle est devenue ma grand-mère.

Je l’ai toujours considérée comme telle. Sauf que, dans la vie, les choses ne sont pas toujours aussi simples. Depuis son décès, j’ai découvert que pour elle je ne faisais pas vraiment partie de la famille. Et j’ai appris pas mal de choses qui remettent différents événements en perspective.

Je suis passée d’une situation claire au brouillard le plus total.

Les choses pourraient s’arrêter là, si après son décès je n’avais pas « hérité » de quelques objets. Des sacs, quelques bijoux et quelques couverts, que nous pensions de grande valeur. Il ne s’agissait pas d’objets que j’aimais ou que je trouvais beaux, mais j’espérais les vendre à bon prix pour m’offrir un très beau bijou dont je rêve depuis longtemps et qui aurait été un dernier cadeau de la part de ma grand-mère.

Les couverts à poisson de ma grand-mère, une partie de mon héritage.

Je les avais bien cachés chez moi, en attendant de m’en occuper, comme tous les autres objets sortants.

Mais dans une volonté de m’alléger de ces objets qui encombrent à la fois mes placards, mon esprit et ma liste de choses à faire, je les ai ressortis.

Alors, cet héritage ?

Ma belle-fille étant très calée pour tout ce qui est objets de luxe, je lui ai demandé une « expertise ».

Je suis tombée de très haut. Même le sac en crocodile offert par mon grand-père semble de qualité douteuse. Rien n’a réellement de valeur. Et, si je ne veux pas rester coincée avec ces objets, il va falloir que je les brade…

J’ai donc essayé tant bien que mal de fixer un prix « juste » aux sacs de ma grand-mère, en suivant les conseils de ma belle-fille, afin de poursuivre ma préparation pour la brocante.

Très clairement, j’ai bugué.

J’ai broyé du noir. J’ai fait taire mon cerveau en ébullition en l’abrutissant devant du mauvais replay. (Chacun sa stratégie face aux difficultés… il y en a c’est la drogue, l’alcool, le chocolat, moi c’est de mauvais films, des séries et/ou YouTube.)

J’ai pleuré, aussi. Beaucoup.

désencombrement - tristesse - bazar émotionnel - comme une plume - vie douce et légère

J’étais coincée. Il y avait ce brouillard épais qui avait recouvert mes souvenirs de ma grand-mère, les sentiments ambivalents et la culpabilité qui allaient avec. Il y avait aussi le stress lié au fait de devoir prendre des décisions et de me poser des questions existentielles concernant la brocante. Et puis, le conflit de loyauté à l’idée de brader les affaires de ma grand-mère, la colère, la culpabilité (rebelote)…

… et me voilà en pleine crise d’angoisse.

Trier son bazar peut être très difficile émotionnellement. C’est tellement vrai. J’aurai vraiment aimé être accompagnée pour cette étape.

Ca aurait probablement été plus facile avec quelqu’un qui m’aide à rester centrée sur mes objectifs. Mais qui m’accompagne aussi, le temps de prendre du recul, de faire un peu plus mon deuil.

Quelqu’un qui m’apporte juste un peu d’empathie : « Oui. C’est vrai. C’est très difficile. Ça ira beaucoup mieux après, tu verras. Mais, pour le moment, tu traverses une étape normale. Et cette étape normale est extrêmement désagréable. Et ça va aller. »

Je broie du noir depuis hier (gorge serrée, au bord des larmes), sans trop savoir pourquoi, ni comment en sortir. Je sais que ce n’est qu’une étape. Mais qu’elle est dure à franchir !

Alors si toi aussi, tu es en plein dedans (ou si tu es passé.e par là), je compatis et je t’accompagne de loin.

« Oui. C’est vrai. C’est très difficile. Ça ira beaucoup mieux après. Mais pour le moment, tu traverses une étape normale. Et cette étape normale est extrêmement désagréable. Et ça va aller. »

Et toi ?

Tu as déjà été confronté.e à des réactions émotionnelles en triant ? Ou tout s’est-il bien passé ?

A moins que tu n’oses pas entamer ton désencombrement de peur d’être submergé.e par tes émotions ? Raconte-nous !

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Objets en attente et effet “point chaud” – Retour de bâton

Parfois, on se croit plus malin que les avertissements donnés par les professionnels. Et ça nous saute à la figure. Ça t’est déjà arrivé ?

Je pensais avoir bien progressé dans mon tri, avoir été une bonne élève… quand j’ai constaté avec stupeur que j’étais tombée dans le panneau ! Laisse-moi te raconter.

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D’abord, j’étais très fière de moi.

J’avais désencombré au point d’être allée à plusieurs reprises chez Emmaüs pour y déposer des voitures pleines de mes précieux objets. J’avais vendu de pleins sacs de livres (merci Gibert !). J’avais trouvé un nouveau foyer pour nombre d’objets sur Le Bon Coin (je ne connaissais pas Vinted à l’époque). Et je passais régulièrement en revue mes possessions terrestres dans la plus totale autosatisfaction.

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Quand, tout à coup, j’ai fait un constat effrayant.

Lorsque je contemple mes placards, j’ai des œillères.

Comme je ne vis pas seule, c’est bien pratique pour rester à peu près zen et ne (presque) plus voir le bazar de mon compagnon. Sauf que mon filtre magique d’invisibilité fait aussi disparaître mes sortants de mon champ de vision !

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C’est quoi des sortants ?

Ce sont tous ces objets qui n’ont pas eu la chance d’être sélectionnés pour rester après une opération de tri. Mais, pour des diverses raisons (valeur sentimentale, marchande ou autre), ces objets ne se sont pas retrouvés en partance directe pour Emmaüs, Le bon coin et consorts.

Les sortants sont donc des objets petits et gros, qui attendent sagement d’être vendus en ligne…

En fait, ils attendent surtout je veuille bien rédiger l’annonce qui leur permettra de trouver un nouveau foyer.

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Alors, en attendant, je les ai rangés à des endroits où ils ne gênaient pas… et où j’ai pu tranquillement les oublier !

Je crois que « en attendant », c’est un peu comme « au cas où »… difficile de faire pire en matière de bonnes intentions qui nous explosent plus tard à la figure.

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Revenons à nos moutons sortants !

Au début du mois dernier, en inspectant mes possessions et mes placards, j’ai brutalement pris conscience de ce filtre d’invisibilité déposé sur mes sortants.

Poussée par la curiosité, j’ai voulu voir l’ampleur des dégâts : quelle quantité de sortants est cachée chez moi ?

J’ai refait un tour de l’ensemble des rangements de la maison et j’en ai extrait tous les sortants que j’ai pu trouver. Ils étaient bien cachés ! Petit à petit, j’ai créé un mur d’objets en attente dans mon salon.

désencombrement - mur le 1er jour - objets en attente - Une vie douce et legere - Comme une plume
Et hop, on rend visibles tous les sortants bien planqués !

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Moi qui pensais sincèrement avoir bien désencombré, je n’avais même pas vu que j’étais tombée à pieds joints dans le piège n°1 !

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Tu trouves que « mur » est un peu exagéré pour l’empilement en photo ?

Tu n’as pas complètement tort… mais mon histoire n’est pas terminée !

(Sans compter qu’il manque ce que contenait mon abri de jardin.)

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Car, j’ai eu l’excellente idée de laisser mon mur d’objets en attente bien visible dans mon salon. Histoire qu’il reste sous mes yeux, que je ne puisse pas l’ignorer et que je me sente forcée d’en faire quelque chose.

Logique, non ?

De toute manière, au fond de leur placard ou sous mes yeux, la charge mentale est la même. Ils me crient toujours « Occupe-toi de moi ! » ou « Vends-moi ! ».  Il n’y a que le niveau « sonore » qui varie.

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As-tu deviné ce qui s’est passé après seulement quelques jours ?

Pour commencer, mon mur d’objets en standby est progressivement devenu invisible à mes yeux et je ne suis pas passée à l’action.

Mais, en plus, la zone a attiré tous les objets en transit de la maison. Un véritable aimant !

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J’avais déjà lu pas mal de choses sur les points chauds (encore appelés hotspots ou nids à fouillis dans la littérature). Je savais qu’ils servaient généralement de maison à tous ces objets dont l’avenir et la place ne sont pas clairement définis. Et je savais qu’ils attiraient inexorablement d’autres objets de cette catégorie.

J’ai pu l’expérimenter en direct ! Un mois plus tard, mon mur avait plus que doublé de volume ! La preuve, en image.

désencombrement - objets en attente - un mois plus tard - effet point chaud - hotspot - Une vie douce et legere - Comme une plume
Effet rebond un mois plus tard… Jolie déco pour mon salon ! Non ?

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En attendant, je n’avais pas mis la moindre annonce en ligne. Alors, comme je devais m’absenter de chez moi pour quelques jours, j’ai décidé de retrouver une place pour chaque objet du mur. (Je déteste quitter un lieu en laissant du bazar derrière moi.) J’ai donc soigneusement rangé les sortants, les objets en transit (ou presque) et les objets sans place attribuée. Le bazar était à nouveau hors de vue.

Retour à la case départ !

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Puis, à mon retour, très intriguée par ce phénomène, mais aussi très (très !) vexée de m’être fait avoir comme une débutante, j’ai cherché comment évacuer rapidement tous ces objets. J’ai donc décidé de faire la brocante de ma ville.

Du coup, le mur est de retour dans mon salon, mais sous une autre forme. Il continue à attirer des objets (des sortants pour la plupart, mais aussi quatre gros cartons de déménagement, pleins de vêtements à vendre par délégation pour ma belle-fille). Je veille au grain, forte de ma récente expérience. Mais je suis devenue plus modeste. Je n’irai pas jurer que les objets sans place attribuée n’atterriront pas sur la pile.

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Et toi ?

As-tu du bazar (objets sortants, en transit ou sans place attribuée) bien caché dans tes placards ? Ou des zones qui servent d’aimant à bazar à ton insu ? Comment gères-tu tout ça ?

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Une nouvelle année commence

Je te souhaite une belle et douce année 2017. Que cette nouvelle année puisse t’apporter :

  • une bonne santé et du bien-être pour te sentir en forme tous les jours
  • confiance, prospérité et coups de chance pour avoir foi en l’avenir
  • de l’amour pour nourrir corps, cœurs et âmes
  • du calme, de la sérénité et une paix profonde pour te ressourcer
  • du courage et de la motivation quand tes journées sont grises
  • de la passion et de l’aventure pour vibrer et te sentir vivant.e
  • de la joie, des rires et des sourires en pagaille pour égayer ton quotidien

Bref, je te souhaite une vie douce, légère et pétillante pour cette année 2017 !

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