Revenir à l’essentiel – Mode d’emploi

Aujourd’hui un article pour te parler d’un sujet qui trotte dans ma tête depuis le début du confinement. Mais qui se prête tout aussi bien à l’avant et à l’après qu’au pendant.

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Une petite clarification avant de démarrer :
La suite est classée et hiérarchisée car il fallait un ordre logique pour la lecture. Cela ne signifie en aucun cas qu’il existe un « bon » ordre et qu’il faille passer d’une étape à l’autre pour aller dans le « bon » sens. Où que tu te trouves aujourd’hui (ou hier ou demain), tu es au bon endroit. Même si cet endroit ne figure nulle part sur cette « liste ».
Maintenant que c’est dit, on peut commencer 😊

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La période actuelle est propice à un retour à l’essentiel… à différents niveaux.

J’y vois une opportunité pour toi de poser les fondations de ta vie douce et légère, étage par étage 😊

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Mais ça veut dire quoi, au juste, « revenir à l’essentiel » ?

Déjà arrêtons de nous mettre la pression ! Même sur un retour à l’essentiel. C’est chacun à sa manière, chacun selon ses besoins et selon les besoins du moment.

Nos besoins fluctuent. Nos vies et nos rythmes ne sont pas un fleuve tranquille. Loin de là ! Et j’ai constaté qu’avec le confinement, ce phénomène s’est accentué. Pour certains, les variations peuvent être aussi extrêmes et que soudaines.

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Revenir à l’essentiel en toi

Si tu as besoin de douceur, de ralentir tes propres rythmes, de faire une pause, de te reposer, de te ressourcer… c’est que pour le moment, pour toi, la période est propice au cocooning.

C’est le moment de tourner ton regard vers l’intérieur et te poser quelques questions essentielles. Comment va ton corps ? Comment va ton esprit ? Comment va ton âme ? De quoi as-tu besoin au plus profond de toi-même ?

Note précieusement tes trouvailles, car les évidences et les révélations s’estompent à grande vitesse ! Et si tu peux agir facilement vers un mieux-être, n’hésite pas ! A condition toutefois que cela corresponde à l’énergie du moment. Il ne s’agit pas de se faire violence pour se faire du bien… mais d’aller vers ce qui sonne « juste » pour toi.

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Revenir à l’essentiel dans ta vie

Cette introspection peut s’élargir à ton rythme de vie habituel, à tes occupations, à tes relations, à tes projets… Maintenant que les activités jugées indispensables ont été réduites à peau de chagrin et que ta vie sociale réelle lui a emboîté le pas, tu peux là aussi te poser de vraies questions.

Fais un tour d’horizon de ton temps « normal » (semaine, weekend, congés…) et observe. Quelles sont les activités qui te manquent cruellement ? Quelles sont celles qui ont disparu et qui ne te manquent pas vraiment ? Quelles activités ont rempli ton temps depuis le confinement ? Aimerais-tu continuer à leur consacrer davantage de temps lorsque la vie reprendra ?

Qui sont les personnes qui te manquent terriblement ? Est-ce avec ces personnes que tu passes la majeure partie de ton temps d’ordinaire ? De l’absence de qui est-tu surpris.e de ne pas souffrir ?

La situation actuelle permet de remettre beaucoup de choses en perspective. Peut-être certains de tes projets te paraissent-ils dérisoires, voir absurdes, aujourd’hui ? Peut-être d’autres ont-ils été amplement confirmés ?

Ne te laisse pas influencer par la peur de l’avenir dans cette évaluation. Oublie les « ça ne marchera pas », « les règles du jeu ont changé », « on ne saura pas de quoi sera fait demain »… Le critère d’évaluation c’est « est-ce que cela a toujours du sens pour moi ? »

Si la réponse est « plus que jamais », ne lâche rien !!!

Note précieusement toutes tes trouvailles. Imagine la réorganisation de ta vie future. Cela t’aidera à mieux réajuster les choses, quelle que soit la forme que prendra la reprise.

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Revenir à l’essentiel dans tes possessions

Evidemment, toutes ces réflexions peuvent s’élargir au monde matériel qui t’entoure. Maintenant que tu passes des heures à la maison, peut-être as-tu gagné en clarté sur les objets qui t’apportent de la joie ? A moins que justement tu ne nages complètement dans le brouillard, entre :

  • la confusion générée par la période actuelle,
  • l’énorme quantité de temps passé chez toi et
  • un nombre important de choses dont le ratio encombrement – charge mentale / utilité – joie reste intégralement à prouver…

Je sais que la période n’est pas forcément propice à l’action. Mais rien n’empêche la réflexion plus profonde qui prépare cette action. Le guide Prépare ton désencombrement est fait pour toi ! Il te permettra une action plus puissante et plus efficace lorsque ce sera le moment pour toi.

Et si pour toi, c’est le moment juste pour agir, je mets à ta disposition toute une palette d’outils pour t’aider à avancer.

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Par contre, si tu as toujours rêvé d’avoir du temps pour désencombrer ta vie et que tu n’arrives à rien… tout va bien !

Oui, tu as enfin plein de temps pour venir à bout de ta to-do list. Mais l’énergie du moment est plus qu’étrange. Et si, pour toi, elle n’est pas propice à l’action : tant pis 😊

Ne te mets pas la pression. Accepte.

Accepte de ne pas pouvoir avancer. Accepte la frustration qui va avec. Accepte que tu n’auras probablement plus jamais autant de temps pour faire toutes ces choses qui te tiennent à cœur.

Et, si besoin, fais le deuil des items de ta to do-list qui n’ont pas résisté à l’introspection « projets ».

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Il est très possible aussi que ton énergie soit propice à l’action, mais par vagues, de manière cyclique. Dans ce cas, profite ! Surfe sur la vague quand elle est là. Puis regarde-la s’en aller sans regret. Aies confiance : la vague reviendra. Et quand elle sera de retour, tu seras prêt.e !

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Dans tous les cas, avance à ton rythme, sans pression, ni culpabilité 😊

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Revenir à l’essentiel en société

Pendant que nous sommes individuellement confinés, stoppés nets dans nos élans, c’est un immense pan de la société qui s’est arrêté. Là aussi, l’heure est à l’introspection, individuelle d’abord, puis collective.

Quelles sont les activités essentielles selon toi ? Quelles sont les activités qui devraient absolument redémarrer ? Quelles sont celles dont on peut se passer ? Quels équilibres devraient être modifiés ?

Le monde dans lequel tu vis est-il juste ? Equitable ? Ethique ? Solidaire ? Responsable ? Comment peut-on y remédier ?

Quels sont, selon toi, les enjeux prioritaires pour demain ? Et quand je dis « demain », je ne parle pas d’un futur lointain et hypothétique, mais bien de demain, de la semaine prochaine, du mois prochain…

Dans quel monde veux-tu vivre demain ? A quoi ressemble-t-il ? Comment s’organise-t-il ?

Là aussi, note précieusement le fruit de ta réflexion. N’attendons pas que les grands changements de société viennent d’en haut. Personne ne prendra pour nous les choix de société qui nous tiennent à cœur !

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Alors, non, je ne me lance pas en politique. Je ne te conseillerai pas non plus de suivre les rouges, les bleus ou les verts… Comme beaucoup, j’ai perdu ma foi politique.

Je ne sais absolument pas comment passer de nos réflexions individuelles à une vraie réflexion collective, aboutie, collégiale, équitable et réaliste.

Mais si nous ne savons pas nous-mêmes où nous voulons aller, nous n’avons aucune chance d’arriver un jour à destination ! (Fin de cette parenthèse.)

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Bref, ne te mets pas la pression.
Et souviens-toi que, où que tu en sois dans ton retour à l’essentiel, tu es au bon endroit 😊

Comme Marc Aurèle bien avant nous, nous pouvons rechercher : « la force de supporter ce qui ne peut être changé, le courage de changer ce qui peut l’être et la sagesse de distinguer l’un de l’autre. »
Alors, concentrons-nous sur ce que nous pouvons maîtriser. En attendant de trouver comment faire pour le reste 😉

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Et toi ? As-tu ressenti le besoin de revenir à l’essentiel ces derniers temps ?
A quel niveau (en toi, dans ta vie, dans tes possessions, en société… ou ailleurs) ?
Qu’as-tu appris ?
Raconte-nous !

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Message personnel

Chère lectrice, cher lecteur,

J’espère que tu vas bien en ces temps étranges. Après une absence bien trop longue à mon goût, je reviens brièvement. Et je ne te parlerai pas de rangement.

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Je ne sais pas toi, mais pour moi, en ce moment, c’est un peu les montagnes russes. Entre les infos, les contre-infos, les directives, les contre-directives, les incertitudes, l’espoir et le désespoir…

Et s’il n’y avait que les émotions à gérer ! Mais non : il y a le télétravail, l’école à la maison, la maison, l’intendance, le manque d’espace, de cloisonnement, d’intimité, et, surtout, de moments pour moi, seule, au calme, centrée…

J’ai beau être forte en organisation, là, je patauge depuis plusieurs semaines !

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Et toi ? Tu t’en sors ?
C’est quoi tes trucs pour arriver à gérer tes émotions, ton énergie, tes activités ?

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J’en ai déjà parlé, au global, pour moi, ce temps d’arrêt est un cadeau. Le confinement m’a offert davantage de temps avec mon fils. J’en rêvais depuis si longtemps !! Certes, l’école à la maison n’est pas toujours rose. Mais pour lui comme pour moi, c’est un bonheur quotidien 😊

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Par contre, quelque chose me manque cruellement depuis le confinement. Je ne vais pas parler de mes proches qui sont trop loin, bien qu’ils me manquent cruellement eux aussi. Mais d’une chose que j’avais réussi à intégrer à ma routine quotidienne et qui a disparu aujourd’hui. La magie des moments de grâce qui conjuguaient solitude, clarté d’esprit et plages d’intense concentration. J’avais réussi à en ménager un maximum dans mon agenda, pour pouvoir t’écrire sur le blog ou les réseaux sociaux.

Ou pour pouvoir te concocter avec amour des outils destinés à te simplifier la vie.

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Ces moments où j’entrais virtuellement en conversation avec toi, dans un silence rythmé par le battement régulier de mes doigts sur le clavier, seule face à mon écran, me manquent énormément.

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L’idée que l’un de mes articles ou que l’un de mes guides puisse aider ne serait-ce qu’une personne à alléger sa vie est l’un de mes moteurs. Ça donne du sens à ce que je fais.

Mais là, cela fait plusieurs semaines que je ne parviens plus à recréer la magie qui m’aide à bien écrire. Je ne crée plus de nouveau contenu pour toi. Je n’amorce plus de conversation avec toi.

Et, même si mes conversations ressemblent à un monologue la scène d’un théâtre minuscule et si je ne sais jamais s’il y a quelqu’un dans la salle, j’ai à cœur de poursuivre ma mission. Je veux que le spectacle continue ! 

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Car, chère lectrice, cher lecteur, il faut que je te le dise…

tu me manques !

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Alors, je vais continuer à essayer de recréer la magie de l’écriture. En procédant encore et encore par essai-erreur, je vais bien finir par trouver une solution qui fonctionne !

D’autant plus que cela fait plusieurs semaines que j’ai très envie de te parler d’un sujet qui me semble d’actualité : le retour à l’essentiel. 😉

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Et toi ? Comment tu le vis ton confinement ?
Qu’y as-tu gagné d’essentiel ? Qu’y as-tu perdu d’essentiel ?
Raconte-nous !

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Le paradoxe du confinement : plus de temps, plus de désœuvrement

Le confinement a offert à une vaste partie d’entre nous le cadeau du temps. Mais étions-nous prêts à recevoir ce cadeau ?

Nous avons été arrêtés subitement. Beaucoup d’entre nous sont passés de citrons pressés, le nez dans le guidon … à stoppés net, désœuvrés.

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Entre le virus et le confinement, nous avons été submergés par les informations et les émotions. Chacun tente de les digérer à sa manière. Collé à un écran. Sur les réseaux sociaux. Sur Netflix. Devant les infos. En courant remplir son caddie de PQ et de pâtes. En partageant avec ses amis des images idiotes de gens qui achètent du PQ et des pâtes. En mangeant trop. En dormant trop. Etc. Le cumul n’étant pas interdit.

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Comment reprendre pied quand notre monde s’écroule … alors même que nous ne savons pas à quoi ressembleront nos vies demain ?

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Et puis… tout ce temps. D’un coup. Sans rien avoir fait pour le mériter… C’est presque indécent. D’autant plus que l’heure est grave : des gens meurent, tandis que d’autres triment encore plus que d’ordinaire.

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Je me suis moi-même débattue avec cet épineux dilemme. Comme nombre d’entre nous, je n’ai aucune compétence utile à mettre à disposition pour aider à « gérer » cette crise.
Mais j’en suis arrivée à la conclusion que « gâcher » cette opportunité de faire tout ce que j’avais toujours rêvé de faire n’apporterait rien. Ni aux personnes qui sont malades. Ni à celles qui meurent. Ni à celles qui n’ont pas la possibilité de dire adieu à leurs proches. Ni à celles qui nous portent à bout de bras.

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Tu peux décider d’avancer.

Tu peux choisir d’utiliser ta confinement pour en faire quelque chose de constructif. Pour faire ce que tu as toujours rêvé de faire le jour où tu aurais enfin du temps.

Ou pas…
Tu es libre, évidemment 😊

L’idée, c’est de ne pas avoir de regrets une fois le confinement terminé. De ne pas vivre avec des « j’aurais dû … »

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Mais, pour bien avancer, ne fais pas l’économie du temps de digestion. Avance à ton rythme.

Ensuite, pour bien avancer, il te faut un cap. Si tu n’as pas encore eu le temps de le fixer, c’est le moment idéal pour te poser, pour prendre du recul et revenir à l’essentiel. Ton essentiel.

Avancer sans cap ne te mènera nulle part… (crois-moi, j’ai pratiqué longuement !)

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Tu me diras peut-être que tes projets sont bloqués à cause du confinement et de la distanciation sociale. Que tu ne peux plus avancer.

C’est probablement vrai. D’ailleurs, c’est le cas pour plusieurs de mes projets.

Mais il y a forcément des choses que tu peux démarrer, préparer, anticiper… pour être dans les starting-blocks quand la vie reprendra.

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Tu me diras peut-être aussi qu’on ne sait pas comment sera le monde demain. Ou l’économie. Que les règles du jeu auront probablement changé.

C’est peut-être vrai. Ou pas…

Il n’y a aucun moyen de le savoir. Mais …

Ce que tu auras fait sera-t-il totalement perdu, si jamais la donne change ? Est-ce que tu n’auras pas forcément appris quelque chose en chemin ? Est-ce que, finalement, initier un mouvement dans une direction qui compte vraiment pour toi, n’est pas le plus important ? Ou te faire suffisamment confiance pour démarrer quelque chose… et peut-être même le terminer ?

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Alors ? C’est quoi tes grands rêves ? Tes projets à court et à long terme ?
Elle ressemble à quoi TA vie douce et légère ?
Raconte-nous !

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Retour progressif

J’en ai parlé dans mon dernier article, nous vivons une période inédite.
C’est vrai, il est possible, intellectuellement, d’envisager de meilleurs lendemains. Mais nos vies n’en sont pas moins chamboulées.

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Fin 2019, j’ai décidé de faire de Plume l’une de mes priorités. Et de publier un article tous les mardis, quoi qu’il arrive.

Dans « quoi qu’il arrive », je n’avais pas envisagé ni le covid, ni le confinement … ou l’impact qu’ils pourraient avoir dans ma vie.

Comme beaucoup d’autres, j’ai perdu pied plusieurs jours. Après les phases de sidération et de digestion, j’ai pu faire le « deuil » de ma vie d’avant et envisager d’avancer à nouveau. J’ai réussi à remettre de l’ordre dans le chaos de mes pensées et de mes émotions.

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Mais j’ai perdu mon précieux rythme.

J’étais parvenue à optimiser chaque moment du quotidien pour avancer au mieux dans mes projets. Malgré une activité salariée à temps plein, d’importants temps de transport deux jours par semaine (vive le télétravail !), mon travail de maman, la tenue de la maison, plusieurs formations en ligne (entre autres pour avoir les outils pour lancer Plume) … j’avais réussi à dégager du temps et de l’énergie pour t’écrire régulièrement, te mijoter de petits guides et faire vivre Plume sur le blog et les réseaux sociaux !

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Aujourd’hui, je fais très clairement partie des privilégiés à qui la vie a offert un cadeau.

Alors que le rythme de vie de certains s’est accéléré et alourdi, qu’ils sont en première ligne dans la lutte contre le virus et pour notre survie (personnel médical, caissières, éboueurs, techniciens de maintenance…), ils portent notre monde affaibli sur les épaules… Alors que d’autres ont peur pour leur vie et celle de leurs proches… Alors que certains meurent sans que leur proches puissent leur dire adieu… Je fais partie de ceux qui ont le luxe de ralentir et la chance d’être en bonne santé.

J’ai commencé par me sentir coupable. Par me dire que, devant tant d’injustice je n’avais pas le droit de mettre à profit mon temps de pause… que c’était indécent… Hélas, me sentir coupable et « gaspiller » ce temps offert ne rendra pas la situation plus équitable.

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Aujourd’hui, je fais très clairement partie des privilégiés à qui la vie a offert un cadeau.

Alors j’essaie de profiter au mieux ce cadeau de la vie.

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J’ai toujours rêvé de passer davantage de temps avec mon fils. De pouvoir ralentir au moins pendant les vacances scolaires pour pouvoir profiter de mon fils. C’est d’ailleurs probablement ce qui m’incite le plus à créer une activité indépendante 😊 … avec l’envie de donner plus de sens à ma vie !

J’ai le privilège de vraiment partager mon quotidien avec mon fils. Je découvre enfin mon grand garçon de six ans. Combien il a grandi. Combien il a appris.

Alors oui, l’école à la maison prend un temps infini et le télétravail en prend un coup. Avec un enfant en CP, l’autonomie dépasse difficilement dix minutes (sauf scotché à l’écran, mais j’évite cela le plus possible).

Sa maîtresse nous envoie de supers programmes pour chaque jour, ultra détaillés, mais très chronophages. Et mon grand est très fier de me faire part de ses avancées, avec un compte-rendu enthousiaste presque à chaque minute. « Regarde maman… »

Bref, je rêvais de temps avec mon fils… qui lui, rêvait de rester à la maison plutôt que d’aller à l’école… Maintenant que nous sommes exaucés, nous savourons ces (re)trouvailles ! 😊

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Je n’ai eu qu’un seul regret ces derniers jours, ne pas arriver à t’écrire davantage, à avancer sur les guides que je veux t’offrir, à ce que tout soit déjà prêt pour que tu puisses mettre à profit ton temps pour désencombrer ta vie si tu le souhaites…

Pour pouvoir t’écrire, j’ai besoin d’un minimum de concentration ininterrompue… je ne sais plus trop où en trouver dans ce nouveau mode de vie. J’espère trouver rapidement un nouveau rythme… pour à nouveau avoir du temps pour toi !

… Tout en continuant de savourer ce luxueux cadeau que la vie m’a fait.     

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Et toi ?
Comment vis-tu le confinement ?
As-tu eu la chance de ralentir ? As-tu dépassé les phases de sidération et de digestion ?
Arrives-tu à savourer ce temps en plus ? A décoller de la télé et de Netflix ? A avancer dans tes projets ? A faire toutes ces choses que tu as toujours voulu faire… le jour où tu aurais du temps ?

Dis-nous tout ça dans les commentaires !
Et, si je peux t’aider dans cette période difficile, dis-moi comment !

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Et si la crise pouvait aussi être opportunité ?

Chère lectrice, cher lecteur,

Ne te méprends pas sur mes propos. Nous vivons une période aussi inédite qu’étrange (au défaut de trouver de meilleurs mots). Et la crise est là, qu’on le veuille ou non. Puisque nous n’avons d’autre choix que de la vivre, autant la traverser en essayant de ne pas la subir.

Nous sommes tous démunis quant à nos avenirs communs et individuels. Serons-nous malades ? A quel point ? Combien de personnes seront touchées parmi nos proches, dans nos cercles relationnels, au niveau mondial ? Dans quel état sortirons-nous de cette crise majeure ? Il n’existe aucun moyen de prévoir ce qui nous attend demain.

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Nous nous souvenons tous de ce que nous faisons quand nous avons appris pour le 11 septembre et pour Charlie. Cette période de crise va être gravée dans nos mémoires et dans nos cellules. Elle va inévitablement transformer nos comportements individuels et collectifs et nous faire muter en tant que société.

Après les gilets jaunes, la réforme des retraites et les grèves, alors que nous sommes au cœur d’une crise climatique majeure, cette crise nous positionne sur un point de bascule.

Nous pouvons sombrer dans la peur, l’hystérie collective, le survivalisme… Nous n’avons d’autre choix que de traverser cette crise. Alors pourquoi ne pas en faire une opportunité ?

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On fait ça comment ?
En en profitant pour remettre les choses à leur juste place.

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Nous vivons dans un monde d’abondance et de richesse. Et maintenant que nous avons accès à beaucoup moins de choses, nous pouvons encore mieux le constater. A l’heure où je vous écris, les écoles sont fermées, de même que tous les établissements publics non indispensables.

Mais nous avons toujours de la nourriture, de l’eau potable, de la lumière, de l’eau chaude, du chauffage. Toi qui me lis, tu as forcément internet, avec accès au monde entier en un clic et à des milliards d’informations.

La crise est une opportunité pour avoir de la gratitude pour ce monde d’abondance et de richesse dans lequel nous vivons.

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Depuis des années, la tendance est à la valorisation de ce qui est « créateur de valeur ajoutée » essentiellement. Aujourd’hui, la crise nous montre sur qui repose réellement la société : un corps médical et paramédical usé et des milliers d’invisibles grâce auxquels nous avons de l’eau potable, de la nourriture, de l’électricité, du gaz, internet… Après quelques semaines à faire l’école à la maison, beaucoup de parents découvriront stupéfaits qu’être enseignant c’est un VRAI métier.

Pendant que le reste du monde s’arrête, c’est sur ces métiers de l’ombre et souvent méprisés que repose l’écrasante mission d’assurer notre survie. Rien que ça. La crise est une opportunité de rendre visibles certaines injustices, de voir que la société repose sur des corps de métiers sous-payés, épuisés, malmenés et pour leur témoigner notre gratitude.

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Pendant ce temps-là, la majorité d’entre nous est mise en pause forcée. Finir de courir dans nos roues de hamster, aveuglés par notre indispensabilité. Nos égos peuvent enfin se reposer. Et nous pouvons enfin prendre le temps de réfléchir à ce qui nous est réellement essentiel. C’est le moment de prendre du recul sur ce qui est réellement important, sur nos choix de vie et de voir à quel point la vie que nous menons est cohérente… ou non.

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Forcément, en tant qu’accompagnante au désencombrement, je vois aussi dans cette pause une formidable opportunité de faire un point sur le monde matériel qui nous entoure, sur nos besoins, sur nos possessions et sur ce qu’elles nous apportent réellement.

Pendant que la course quotidienne est interrompue, nous allons avoir du temps pour trier nos placards qui débordent et de remettre de l’ordre dans nos vies (au propre comme au figuré). Tout en préservant notre santé. Pour celles et ceux qui ont leurs enfants à la maison, c’est une magnifique occasion pour leur enseigner ce qui est essentiel et pour les inviter à trier avec nous.

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Cette crise a aussi été une opportunité de découvrir avec stupéfaction que la sacrosainte économie mondiale est capable de se mettre en pause. Qu’il est possible de débloquer des budgets colossaux. Que, lorsqu’une partie de la Chine s’est mise en pause, les niveaux de pollution se sont effondrés. Et qu’ils vont faire de même chez nous.

L’idéaliste que je suis ne peut s’empêcher de rêver que nous avons atteint le point de bascule qui va nous permettre collectivement de revenir à l’essentiel. Que cette crise effroyable aura au moins servi à nous faire muter mondialement en tant que société. Que lorsque le virus repartira et que nous aurons pansé nos plaies, plutôt que de repartir dans une course effrénée et vide de sens, nous allons nous atteler à construire quelque chose d’inédit : un nouveau monde, respectueux de l’humain et de la planète.

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En attendant, la crise est là et nous ne pouvons rien y faire. Impossible de savoir si demain nous serons malades, ni à quel point. Dans notre impuissance, par contre, nous pouvons choisir comment nous y réagissons.

Comme l’a dit si bien dit Marc-Aurèle il y a presque 2000 ans :

« Que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé et le courage de changer ce qui peut l’être mais aussi la sagesse de distinguer l’un de l’autre. »

Plutôt que de me cristalliser sur mes peurs, de basculer dans la psychose, dans la peur du manque et de la maladie, je fais le choix conscient de me concentrer sur une prise de recul et sur la gratitude. Même si c’est excessivement difficile.

J’ai la certitude que plus nous serons nombreux à cultiver des niveaux vibratoires élevés, malgré la peur et les incertitudes, et plus l’impact de la crise sera atténué… en nous donnant accès à terme à un modèle neuf, à un monde plus juste, plus éthique, plus solidaire, plus responsable et plus durable.

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Chère lectrice, cher lecteur,

Si tu fais partie de celles et ceux qui nous tiennent à bout de bras, je te dis merci. Je te vois et je sais à quel point ta mission est indispensable à tous. J’espère qu’une fois la crise passée, nous saurons collectivement trouver comment redonner à ton travail l’importance qu’il mérite.

Si tu fais partie de celles et ceux qui sont confinés, je te souhaite de vivre au mieux cet état inhabituel de calme et de silence.

Dans tous les cas, je te souhaite d’avoir la force, la sagesse et le courage espérés par Marc-Aurèle et nécessaire pour traverser cette crise et la maladie aussi sereinement que possible. Et, plus que jamais, je te souhaite la santé.

J’espère que tu vas bien et que tout ira bien pour toi et tes proches.
Physiquement comme moralement.

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Désencombrement, télévision et développement personnel

A priori le désencombrement a le vent en poupe. J’en veux pour preuve le fait que le petit écran lui consacre quelques émissions. Mais désencombrement et télévision font-ils bon ménage ?

Je regarde peu la télé. Très peu. Mais quand j’ai vu, samedi, qu’au programme il y avait une émission sur ma thématique préférée, j’ai été curieuse…

Je n’ai pas été déçue.

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Tu connais la série “Cleaners, les experts du ménage” ?

Pour moi, c’était une grande découverte. Et, au début, je suis carrément séduite !

Des pros et des amateurs, passionnés par le ménage et par l’ordre, qui viennent en aide à des personnes débordées par leur bazar ?! Moi je dis oui. Carrément oui !!

Mais, dès les premières minutes, je déchante. Comme dans beaucoup émissions de ce type, on voit nos experts prendre connaissance des personnes qu’elles vont “sauver” par message vidéo. Et là, on les voit réagir avec dégoût et écœurement au fur et à mesure que les images défilent. Gros souci de posture chez ces experts-là !

J’en profite pour mentionner que l’un des points du code déontologique de la Fédération Francophone des Professionnels de l’Organisation est :

“Je m’interdis tout jugement de valeur sur un client, et je l’accompagne dans le respect de ses opinions et particularités.”

Samedi, chez les Cleaners, on en était très loin !
Et ce n’était que le début.

J’ai été stupéfaite de constater que nos experts s’improvisaient “coachs”, sans les compétences, ni la posture, mais toujours avec beaucoup de jugement !

Puis, plus l’émission avançait, plus ils se substituaient à leurs “clientes”. Peut-être (j’espère !) pour tenir le délai de trois jours imposé par la production ? Peut-être aussi (j’espère) que les meilleurs moments (avec bienveillance, accompagnement, soutien, prises de consciences transformationnelles) ont été coupés au montage parce que TFX avait peur que ça ne fasse pas assez d’audimat ?

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Bref, sous prétexte qu’elles avaient du mal à décider quoi garder et quoi jeter, les clientes étaient dépossédées du processus de décision. Les experts faisaient à leur place.

L’un des experts a même appelé une collègue à la rescousse pour qu’ils puissent être plus efficaces. Pendant que l’experte n°2 triait “avec” la cliente, l’expert n°1 vidait un cagibi en jetant intégralement son contenu à la benne. Sans se soucier de savoir s’il y avait dans ces “déchets” des objets chéris oubliés ou des indispensables qu’il faudra racheter plus tard. (Sans se soucier non plus de trier ces “déchets” ou de savoir s’ils pouvaient être revalorisés. A priori, l’environnement, ce n’est pas un sujet pour TFX.)

Je prends un exemple.
Monsieur l’expert a jeté toute la déco de Noël de sa cliente. Or, sa cliente n’a très probablement pas eu l’opportunité d’intégrer le processus. Elle en rachètera donc très probablement de nouvelles au Noël suivant. Mais elle n’a pas appris à quoi ressemble pour elle une étincelle de joie. Elle n’a pas eu l’occasion d’identifier les automatismes qui décident “à sa place” quand elle achète quelque chose. Elle effectuera donc ses prochains achats comme avant son grand ménage. Et elle les oubliera dans un coin. Pour en racheter d’autres l’année suivante. Puis celle d’après.

Et, dans quelques années, elle risque de se retrouver aussi encombrée qu’avant.

J’ai été sincèrement émue par la détresse de ces femmes. Et scandalisée par la manière dont elles ont été malmenées et infantilisées.
J’espère de tout cœur me tromper dans mes pronostics et que l’intervention de nos glorieux sauveteurs leur sera réellement bénéfique sur le long terme.

Mais je n’y crois pas.

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Tu te demandes peut-être où est le problème ?

Je t’explique.

Désencombrer, c’est une fabuleuse opportunité de croissance personnelle. C’est la possibilité de faire un point sur toi, sur ta vie, sur tes aspirations passées, sur tes peurs, sur tes blocages… Chaque objet peut t’apprendre quelque chose et t’aider à grandir, à devenir plus libre et plus heureux.se.

Faire pour l’autre, à la place de l’autre, c’est le priver de ces apprentissages. C’est lui retirer sa souveraineté. C’est l’empêcher de prendre progressivement de plus en plus de décisions qui lui font du bien. C’est le déposséder d’une transformation durable.

Mais c’est aussi dire à l’autre qu’il n’est pas capable de réaliser ce processus par lui-même. Parce que se confronter à tout ce qu’il a pu accumuler, à son passé, à ses erreurs, c’est lui permettre de devenir plus fort. Et d’avoir confiance en lui et en ses capacités !

C’est pas essentiel, ça ?

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Un désencombrement, c’est souvent un processus long, laborieux, émotionnellement difficile, physiquement éprouvant aussi.

Certain.e.s y parviendront seuls. Parfois en peu de temps, au prix d’un marathon soutenu. Parfois en plusieurs années. Si c’est ton cas : bravo !

D’autres, pour plein d’excellentes raisons, auront besoin d’un coup de main. Un accompagnement pourra les aider à avancer.
Mais, même accompagné.e, tu avanceras toujours par toi-même.

Accompagner ce n’est pas faire pour, à la place de, ni se substituer à l’autre. Accompagner c’est aider à voir ce qui se joue. C’est apporter son soutien, son analyse, ses compétences. En laissant toujours à l’autre sa souveraineté.

Oui, c’est parfois très difficile de prendre certaines décisions, de se confronter à certaines émotions. Mais faire l’économie de ce processus, c’est rater une fabuleuse occasion de grandir.

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Tu connais peut-être la métaphore du papillon ? Ou celle de l’œuf qui éclot ?

L’idée générale, c’est que si on aide le papillon à sortir de son cocon, il n’arrivera pas à prendre son envol. Car c’est le fait d’avoir lutté pour s’extraire de son abri confortable qui lui permet de s’envoler un peu plus tard. Si on le prive de cette étape, il n’aura pas la force de battre des ailes et de se libérer de la prison douillette qui l’entravait.
C’est la même chose pour l’oisillon qu’on aide à percer sa coquille.

Priver une personne d’un processus de transformation, pour moi, c’est la même chose. Alors, certes, il n’y a pas mort d’homme (ou de femme, ni même de papillon ou d’oisillon). Mais c’est tellement dommage de rater une si belle occasion de se libérer de ses boulets invisibles et de prendre son envol vers une vie plus heureuse.

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Et toi ?
Tu as déjà vu Cleaners ? Tu en as pensé quoi ?
Pour construire ta vie douce et légère, tu préfères être seul.e, accompagné.e ou avoir quelqu’un qui fasse à ta place ?
Raconte-nous !

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Des fêtes simples et joyeuses, ça te dit ?

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